Evolution de la taille et du poids moyens« 1m70 en 1960, 1m76 en 2000 … A première vue, la taille moyenne des Français [représentatifs des pays industrialisés] grimpe à toute allure depuis quelques décennies. Cette croissance va-t-elle s’observer dans la durée ? « Pas éternellement », précise Jean-Claude Pineau, chercheur au laboratoire de Dynamique de l’évolution humaine. « Avec l’amélioration des conditions de vie, on a connu effectivement une période phare de croissance autour des années 1970-1980 mais, aujourd’hui, le phénomène est déjà en train de se stabiliser. « Pour des raisons génétiques, la taille moyenne maximale de l’homme s’arrêtera probablement aux alentours de 1m80 ».
A ce propos, gare aux raccourcis trop hâtifs : ce qui augmente, c’est uniquement la taille moyenne. On trouve bien parmi nos ancêtres de grands spécimens : un homme de Cro-Magnon affichait 1m87 sous la toise et François Ier : 1m96 [au XVIème siècle] ».
Muriel Valin
dans Science & Vie n°235 – juin 2006« La sagesse populaire prétend que, pour bien grandir, il faut bien manger. De fait, les scientifiques l’ont vérifié : il y a bien un lien entre la richesse de l’alimentation et la croissance humaine. Pour se développer, on a besoin d’énergie et celle-ci est apportée par les aliments. Apparemment la croissance de dépend pas d’aliments particuliers : peu importe le menu pourvu que la nourriture soit suffisamment variée pour combler nos besoins, en protéines et en vitamines notamment.
A la condition expresse toutefois de rester en bonne santé. Car, en cas de maladie, une partie de l’énergie tirée de la nourriture est utilisée pour combattre les microbes. D’où l’importance d’être soigné vite et bien. Cela explique en partie les différences de stature observées entre les habitants des pays riches et ceux des pays pauvres. Ou à l’intérieur d’un même pays, entre familles riches et familles pauvres. S’il n’existe pas, comme en France, un système de Sécurité Sociale, les plus pauvres ne se soignent pas ou mal, et sont moins grands en moyenne que les plus riches.
Comme l’a rappelé l’Organisation mondiale de la santé : « Jusqu’à cinq ans, les différences de taille sont davantages influencées par la nutrition, l’environnement et les soins de santé que par la génétique et l’origine ethnique. »
Après cinq ans, un autre facteur que la maladie vient limiter le développement des enfants : le travail. En France, nous avons connu cette situation jusqu’au XIXème siècle : les enfants des familles pauvres étaient alors employés dans les mines, les champs ou les ports. On leur faisait porter des charges trop lourdes pour leur gabarit. Ils s’y esquintaient la santé et brûlaient toute l’énergie qu’ils auraient dû employer pour grandir. La différence de taille entre un maçon et un médecin pouvait atteindre 12 à 15 cm au XIXème siècle. »
« Toujours plus grands ? » par Adélaïde Robert-Géraudel
dans Science & Vie Junior n°204 – Septembre 2006Compte tenu des (extraits d’) articles ci-dessus, il apparaît clairement que la taille moyenne de la population a considérablement augmenté par rapport aux siècles passés grâce à l’alimentation, à la médecine et la scolarisation des enfants quelle que soit leur origine sociale.
Mais ce changement ne concerne que la population dans son ensemble. Dès l’Antiquité, les plus riches, les nobles, disposaient d’une nourriture abondante, des meilleurs soins et faisaient instruire leurs enfants par des précepteurs réputés. Chez les Grecs, l’éducation physique était même partie intégrante de l’instruction donnée aux jeunes aristocrates.
Même limités à une tranche aisée de la population, celles des nobles et par conséquent des métiers d’armes, les grands gabarits, c’est-à-dire les poids lourds, ont de tout temps existé.
Taille et poids des champions de l’AntiquitéOn possède bien évidemment peu d’informations chiffrées sur les combattants antiques étant donné qu’ils attachaient peu d’importance aux records mesurables. Seule la victoire (à caractère divin puisque Nikê, la déesse de la victoire, était envoyée par Zeus lui-même) comptait.
Toutefois, certains gabarits ou tour de force exceptionnels nous sont quand même connus, par des textes, par des statues iconiques (c’est-à-dire : à l’image de celui qu’elle représente ; « grandeur nature ») ou par des épigrammes gravés à même la roche.
Lygdamis de Syracuse est le premier vainqueur de l’épreuve de pancrace à Olympie en 648 av. JC. Il était massif et mesura le stade (192,24 m) avec ses pieds : en 600 longueurs. Si l’homme était bien proportionné, on peut estimer sa taille à 1m92.
Bybon, fils de Pholos, ayant vécu au VIème siècle avant JC, est connu pour avoir soulevé une pierre de 143 kg et l’avoir tenu au-dessus de sa tête d’un bras. La pierre gravée a été retrouvée à Olympie.

Eumastas, fils de Critobulus, souleva quant à lui, du sol, une pierre pesant dans les 400 kg. Cette pierre, avec l’inscription, fut retrouvée à Santorin.
Milon de Crotone, six fois vainqueur à la lutte à Olympie (entre 540 et 516 av. JC) et sept fois à Delphes, était aussi célèbre pour son appétit et ses tours de force. Ainsi, lors de Jeux Olympiques, il porta un taureau de 4 ans sur ses épaules sur toute la longueur du stade (environ 200m) pour l’offrir en sacrifice à Zeus. Une bête de cet âge devait peser plus de 400 kg. D’ailleurs, on raconte aussi qu’il posa la statue le représentant sur son socle, statue dont le poids fut estimé à 900 kg !
Glaukos de Karystos, capable d’assommer ses adversaires avec un « coup du marteau » donné de haut en bas sur le crâne, mesurait 5 coudées moins 4 doigts soit environ 2m15. Il fut vainqueur à Olympie en 520 av. JC et obtint un total de 19 à 22 titres panhelleniques.
Une copie (d’un bronze original) en marbre, datant de 336 avant JC, trouvée à Delphes montre Agias de Pharsalos mesurant 2m09.
Agias de Pharsalos fut couronné à Olympie en pancrace en 484 av. JC et trois fois à Pythô, ce qui lui valut d’être statufié à son image (« statue iconique »), grandeur nature, à Delphes. Les membres de sa famille possédaient de gros gabarits puisque son frère Telemachos remporta l’épreuve de lutte la même année. Agias remporta également 5 fois les Jeux Isthmiques et 5 fois les Jeux Néméens. Ce palmarès (14 couronnes panhelléniques) fait de lui l’un des meilleurs pancratiastes de tous les temps (l’un des dix à avoir remporté soit 3 titres olympiques, soit 3 titres pythiques, en onze siècles).

Agias de Pharsalos
Diagoras de Rhodes, père de trois vainqueurs olympiques et grand-père de deux autres vainqueurs olympiques, ayant lui-même remporté les Jeux de 464 av. JC en pugilat, mesurait 4 coudées et 6 doigts soit une taille d'environ 1m95.
Aristodamos d’Elis, vainqueur en lutte aux JO de 388 av. JC, était si massif que personne ne pouvait faire le tour de son corps avec les bras. Un physique de « sumotori », probablement.
Polydamas de Skotoussa, vainqueur en pancrace aux Jeux Olympiques de 408 av. JC, fut le plus grand mortel ayant jamais vécu selon Pausanias, historien du IIème siècle après JC.
Polydamas de Skotoussa
Il dépassait très largement les 2m puisque c’était déjà la taille d’un certain Herodoros de Megara, célèbre trompettiste (vainqueur des Jeux Olympiques de 328 à 292 av. JC dans cette discipline). Il combattait les lions à mains nues, arrêtait la course d’un char, immobilisait des taureaux et pouvait se défaire de plusieurs hommes armés (entre autres exploits).
Combattant un lion à mains nues comme Herakles (Hercule)
L’équivalent de Polydamas dans la Bible, le Philistin Goliath, est celui qui incarne le mieux le gigantisme. Goliath de Gath, guerrier qui vécut vers 1060 avant JC, aurait mesuré six coudées et une paume, soit 2m90. Toutefois, cette affirmation serait dûe à l’exagération des chroniqueurs selon l’historien hébreu Flavius Joseph (37-95 ap. JC). S’appuyant sur certains manuscrits des Septantes (la traduction grecque de l’Ancien Testament la plus ancienne), il ne lui attribue que quatre coudées et une paume grecques, soit 2m08. Et c’est en effet dans l’intervalle 2m04 à 2m40 que la plupart des historiens contemporains situent la taille réelle de Goliath.
En conclusion, même si les gabarits moyens de l’époque étaient certainement inférieurs à ceux d’aujourd’hui (jadis environ 1m60, 60 kg contre 1m75, 75kg désormais dans les pays industrialisés), les « poids lourds » de l’Antiquité (certes moins nombreux) devaient correspondre à ceux d’aujourd’hui. La preuve avec des gabarits de 1m92 (Lydamis), environ 1m95 (Diagoras), 2m09 (Agias), environ 2m15 (Glaukos) et encore au-delà (Polydamas). Sans parler des très gros comme Aristodamos et ceux connus pour leur appétit insatiable ou capables de s’entraîner avec un taureau (Milon, Astyanax, etc).
Taille et poids des champions des XVIIIème et XIXème siècles
Les meilleurs boxeurs britanniques (Anglais, Irlandais et Etatsuniens) de cette période furent :
- James Figg : 1m83, 84 kg en 1719, et qui régna jusqu’en 1730
- Jack Broughton : 1m81, 90 kg en 1738, champion jusqu’en 1750
- Jack Slack : 1m75, 92 kg en 1750, champion jusqu’en 1760
- Tom Cribb : 1m77, 90 kg en 1809 et qui régna jusqu’en 1822
- John L. Sullivan : 1m78, 86 kg en 1882 et qui régna jusqu’en 1892
La moyenne pour ces champions de boxe à poings nus est de 1m79 pour 88 kg.
Et sur l’ensemble des gabarits répertoriés de 1719 à 1892, c’est-à-dire plusieurs dizaines de champions du monde (voir en annexe), la moyenne atteint 1m80 pour 83 kg.
On peut penser qu’à quelques exceptions près (des «héros» de plus d’1m90 voire des «géants» de 2m), les pugilistes antiques correspondaient à ces gabarits approchant les 1m80 et les 90 kg.
Les plus grandes tailles enregistrées chez des champions des XVIIIème et XIXème siècles furent celles de :
- « Big Ben » Caunt (1m87) champion du monde de 1840 à 41 puis encore de 1841 à 45 (mais qui évitera un challenger nommé Freeman d’une taille exceptionnelle : 2m07).
- John Camel Heenan (1m87 ou 1m90 selon les sources), champion aux Etats-Unis de 1860 à 1863
- Paddy Ryan (1m95), surnommé le « Géant de Troie » (car natif de Troy), devenu champion des Etats-Unis et du monde lors de son premier combat (1880-1882)
Qu’en est-il pour les lutteurs ? Le moyen le plus simple est de faire l’amalgame avec les meilleurs sumotoris (ceux ayant atteint le rang de « yokozuna » ; appelé à l’origine « hinoshita kaizan ») jusqu’à la fin du XIXème siècle.
Si l’on excepte les trois premiers yokozunas de l’histoire, dont les gabarits sont incertains, ...
Akashi Shiganosuke

Ayagawa Goroji
Maruyama Gontazaemon
... et que l’on utilise les données concernant les yokozunas de Sumo des XVIIIème et XIXème siècles, on peut se faire une idée des gabarits des lutteurs de l’Antiquité.
Epreuve « lourde » par excellence, la lutte « orthopale » exigeait en effet une masse qui ne correspond pas aux lutteurs modernes de lutte « gréco-romaine » ou de lutte « libre » puisque, dans ces deux sports olympiques, désormais (depuis 1985 plus précisément) la catégorie des poids lourds est définie par un poids maximum (!). Comble du sport dédié à la médiatisation et au spectacle basé sur les mouvements spectaculaires, dorénavant si l’on pèse plus de 120 kg, on ne peut plus participer à des compétitions internationales. A moins de se tourner vers le Judo ou le Sumo. Il va sans dire que cette limitation n’existait absolument pas pendant l’Antiquité. Au contraire, la suralimentation était conseillée !
Liste des yokozunas de Sumo des XVIII et XIXèmes siècles.
4 – Tanikaze (1750-1795) : 1m89, 162 kg yokozuna de 1789 à 1794
5 – Onogawa (1758-1806) : 1m76, 142 kg yokozuna de 1789 à 1797
6 – Onomatsu (1791-1851) : 1m73, 135 kg yokozuna de 1828 à 1835
7 – Inazuma (1795-1877) : 1m88, 145 kg yokozuna de 1830 à 1839
8 – Shiranui I (1801-1854): 1m76, 135 kg yokozuna de 1842 à 1844
9 – Hidenoyama (1808-1862): 1m64, 150 kg yokozuna de 1847 à 1850
10 – Unryu (1822-1890): 1m78, 135 kg yokozuna de 1861 à 1865
11 – Shiranui II (1825-1879): 1m77, 120 kg yokozuna de 1863 à 1869
12 – Jinmaku (1829-1903): 1m74, 138 kg yokozuna en 1867
13 - Kimenzan (1826-1871): 1m88, 140 kg yokozuna de 1869 à 1870
14 - Sakaigawa (1841-1887): 1m70, 128 kg yokozuna de 1877 à 1881
15 - Umegatani I (1845-1928): 1m76, 105 kg yokozuna de 1884 à 1885
16 - Nishinoumi I (1855-1908): 1m76, 127 kg yokozuna de 1890 à 1896
17 – Konishiki I (1866-1914): 1m68, 130 kg yokozuna de 1896 à 1901
La moyenne atteinte par ces lutteurs de corpulence exceptionnelle est de
1m77 pour 135 kg.
Taille et poids des champions du XXème siècle
Au XXème siècle se généralise la notion de « catégorie de poids ». Auparavant, les sports de combats étaient appelés des épreuves « lourdes », parce que la plupart du temps, c’était les « poids lourds » qui s’y illustraient. En compartimentant les pratiquants, la force physique brute devient secondaire. Les sports de combat modernes évoluent vers plus de technique. Les combattants se spécialisent et des morphotypes apparaissent.
Morphotype du boxeur : longiligne, élancé
Taille Poids
2m15 130 kg
2m10 119 kg
2m05 109 kg
2m 100 kg
1m95 92 kg
1m90 84 kg
1m85 77 kg
1m80 71 kg
1m75 65 kg
1m70 59 kg
1m65 54 kg
1m60 50 kg
1m55 46 kg
1m50 42 kg
Morphotype du pancratiaste : athlétique, bien proportionné
Taille Poids
2m15 154 kg
2m10 141 kg
2m05 130 kg
2m 119 kg
1m95 109 kg
1m90 100 kg
1m85 92 kg
1m80 84 kg
1m75 77 kg
1m70 71 kg
1m65 65 kg
1m60 59 kg
1m55 54 kg
1m50 50 kg
Morphotype du lutteur : massif, trapu
Taille Poids
2m15 183 kg
2m10 168 kg
2m05 154 kg
2m 141 kg
1m95 130 kg
1m90 119 kg
1m85 109 kg
1m80 100 kg
1m75 92 kg
1m70 84 kg
1m65 77 kg
1m60 71 kg
1m55 65 kg
1m50 59 kg
Morphotype du sumotori : surcharge pondérale poussée à l’extrême
Taille Poids
2m15 259 kg
2m10 238 kg
2m05 218 kg
2m 200 kg
1m95 183 kg
1m90 168 kg
1m85 154 kg
1m80 141 kg
1m75 130 kg
1m70 119 kg
1m65 109 kg
1m60 100 kg
1m55 92 kg
1m50 84 kg
Quelques exemples de combattants :

Felix Savon Fabre (Cuba) 1m94 ou 98, 91 kg boxeur

Kazushi Sakuraba (Japon), 1m80, 83 kg, “ free-fighter” = pancratiaste

David Douillet (France), 1m96, 127 kg, judoka =lutteur

Tanikaze (Japon), 1m89, 162 kg, sumotori
Les boxeurs Noirs d’Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada) et des Caraïbes (Cuba), descendants des peuples d’Afrique de l’ouest (Yorubas, etc) ont dominé la seconde moitié du XXème siècle. Plus longilignes et progressivement plus lourds, voici les meilleurs boxeurs amateurs et professionnels modernes :
- Joe Louis : 1m86, 90 kg en 1937 et qui régna jusqu’en 1949
- Cassius Clay alias Mohamed Ali : 1m90, 81 kg en 1960 puis entre 95 et 100 kg de 1964 à 1979 (durant sa carrière professionnelle)
- Teofilo Stevenson : 1m92, 93 kg
- Lennox Lewis : 1m96, de 106 à 114 kg entre 1992 et 2004 (durant sa carrière professionnelle) - Felix Savon-Fabre : 1m94 ou 98, 91 kg
- Roberto Balado-Mendez : 1m80, 92 kg ou plus
Les tailles records, parmi les champions professionnels, sont à compter parmi les « champions de l’alphabet » (ayant porté l’une des ceintures WBA, WBC, IBF ou WBO sans pour autant devenir l’indiscutable champion du monde professionnel) :
- Vitali Klitschko (2m02)
- Henry Akinwande (2m)
- Wladimir Klitschko (2m ou 1m98, selon les sources)
Mais il faut aussi se souvenir de :
- Primo Carnera (1m97), champion de 1933 à 1934
- Jess Willard (1m96), champion de 1915 à 1919
- Lennox Lewis (1m96), champion à trois reprises entre 1992 et 2004
- Riddick Bowe (1m95),
- George Foreman (1m93)
Dominées par les Russes ou plus généralement par les ressortissanst de l’ex-URSS, les épreuves de luttes olympiques ont vu émerger des colosses. Voici quelques lutteurs modernes aux poids encore supérieurs aux « poids lourds » de la boxe :
- Aleksander Medved : 1m90, 105 kg
- Soslan Andiev : 1m98, 116 kg
- Aleksander Koltschinski : 1m93, 119 kg
- Burce Baumgartner : 1m85, 126 kg
- Aleksander Karelin : 1m91, 130 kg
- David Douillet : 1m96, 125 kg
Un grand champion mérite d’être signalé malgré son physique atypique : le spécialiste de Judo/Ju-Jitsu (donc peut-être plus orienté « sol ») : Masahiko Kimura : 1m78, 84 kg en 1937 et, après sa retraite sportive de 1949, estimé à 96 kg (en 1950 ou 1951).
Gabarits records
Poids
Le poids maximum atteint par un lutteur contemporain fut 187 kg (pour 1m96), lors des Jeux Olympiques, par l’Etatsunien Chris Taylor (lutteur amateur puis professionnel au delà de 227 kg) qui fut médaille de bronze aux Jeux Olympiques de 1972 (remportés par le bien plus léger Aleksander Medved ... avec lequel Taylor avait fait "match nul" au premier tour).

Chris Taylor
Le record pour un « free-fighter » est 272 kg (pour 2m ou 2m03 selon les sources), poids atteint par le champion du monde de sumo amateur 1995 Emmanuel Yarborough qui se reconvertit au « combat libre » pour 3 combats seulement (UFC, Shooto, Pride).

Emmanuel Yarborough
Le poids maximum atteint par un sumotori fut 275 kg (pour 1m84) par Konishiki (originaire d’Hawaï) qui atteignit le rang d’ozeki (« champion ») et remporta 3 bashos (« tournois de l’Empereur ») dans sa carrière professionnelle.

Konishiki de son vrai nom Salevaa Atisanoe
Enfin, le poids record pour atteint par un sportif fut celui d’un lutteur professionnel (comprendre « catcheur » avec toutes les incertitudes que cela comporte) : selon certaines sources : Benny McGuire avec un poids de 369 kg qui devancerait ainsi l’Américain William J. Cobb surnommé « Happy Humphrey », pesé à 363 kg en 1962, et le frère jumeau de Benny : Billy McGuire qui accusait 356 kg sur la balance !

Taille
Le plus grand lutteur connu (toutes disciplines de préhension confondues) fut le sumotori du XIXème siècle Ozora avec 2m20.
Le plus grand boxeur professionnel, cité par le Livre Guiness des Records, est le Roumain Gogea Mitu qui mesurait 2m23 (pour 148 kg) en 1935.
Mais on peut également citer deux champions toujours possesseurs d’un titre début 2007 :
- Semmy Schilt (Pays-Bas), 2m12, vainqueur des K1 Grand Prix 2005 et 2006;
- et Nikolay Valuev (Russie), 2m13, champion du monde WBA de Boxe Anglaise

Valuev lors de sa conquête de titre contre John Ruiz (1m88)
Enfin, le « free-fighter » (anciennement, on aurait dit pancratiaste) le plus grand de ces dernières années, est un ancien joueur de basket-ball, le Brésilien Paolo Cesar « Giant » Silva présenté par les promoteurs du Pride FC comme atteignant 2m30 pour 230 kg (données révisées par le site www.sherdog.com à 2m18 pour 175 kg).

Paolo Cesar « Giant » Silva