samedi 21 juillet 2007

3- UFC puis Pride FC : tous les styles (frappes et saisies) confondus

Pour le combat "total", "intégral", "extrême", "libre" ... (selon les appellations), il existe une multitude d'organisations (comme dans beaucoup d'autres disciplines) mais deux tournois ont vraiment été successivement la référence ultime :
- d'abord l'Ultimate Fighting Championship (organisé essentiellement aux Etats-Unis)

- puis le Pride Fighting Championship (au Japon).
Au rythme de plusieurs tournois par an, puis de combats distincts, l'UFC a désigné plusieurs grands champions et surtout permis de vérifier l'efficacité des différentes disciplines en combat réel. Ce ne furent pas celles auxquelles ont s'attendait !
Le premier vainqueur surprit tout le monde. Royce Gracie, expert de Jiu-Jitsu Brésilien, doté d'un gabarit longiligne (1m86, 80 kg) et vêtu d'un judogi, pénètre dans l'octogone accompagné par tout le clan Gracie. Il remporte l'UFC 1 (en novembre 1993) sans être ni blessé ni fatigué, battant même en finale (sur étranglement) le champion du monde poids lourds 1989 de Boxe Française : le Néerlandais Gérard Gordeau.


Royce Gracie réédite son exploit quelques mois plus tard (en mars 1994), dans l'UFC 2, battant en finale (par soumission sur des frappes au sol) l'américain Pat Smith (1m90, près de 100 kg) pourtant l'un des meilleurs kick-boxeurs de la planète. Tout le monde s'étonne. Mais quel est cet art martial où les combattants évoluent au sol et soumettent leurs adversaires par des clés de bras et des étranglements ?

Royce Gracie, maître de l’octogone

Dans l'UFC 3 (en septembre 1994), bien que vainqueur de son combat contre le titanesque Kimo Leopoldo (1m85, 115 kg), Royce Gracie doit déclarer forfait pour la suite de la compétition. Epuisé ! C'est l'expert de Nin-Jitsu, Steve Jennum, qui profite de l'aubaine pour inscrire brièvement son nom au palmarès de cette compétition.

Steve Jennum

En décembre 1994, Royce Gracie toujours invaincu, remporte son troisième titre battant cette fois en finale (par étranglement) un expérimenté lutteur et samboïste américain : Dan Severn (1m88, 113 kg). Mais on sent toutefois que l'effet de surprise (combat au sol) commence à s'estomper. Le Brésilien reste le maître des soumissions mais le sol semble aussi convenir aux massifs spécialistes de Lutte Libre.

Dan Severn face à Royce Gracie

L'année 1995 est peut-être un tournant. Tandis que son frère Rickson Gracie imprime la même domination sur les combattants japonais (lors des « Japan Vale Tudo » 1994 et 1995) et que son cousin Renzo Gracie se permettra en octobre de cette même année de battre l'ancien champion du monde de Full-Contact et de Boxe Anglaise professionnelle James Warring (lors du « World Combat Championship »), Royce Gracie accepte le défi de Ken Shamrock (1m83, 98 kg): un seul combat, titre en jeu. Ce match (baptisé "super-fight" comme on l'utilisera aussi à Abu Dhabi) a lieu dans l'UFC 5 d'avril 1995. Le résultat est un "match nul" mais Ken Shamrock (par ailleurs "roi du Pancrase" depuis décembre 1994 au Japon) prétend être le nouveau champion puisque Royce arrête ensuite la compétition.Il y a quand même un tournoi lors de cet UFC 5. Dan Severn y bat le Canadien Dave Beneteau, lutteur et judoka. Cette victoire fait de lui le prochain prétendant au titre

Rickson Gracie



Ken Shamrock

Dan Severn


Dans l'UFC 6 (en juillet 1995), en l'absence de Royce Gracie devenu "trop cher" pour les organisateurs, Ken Shamrock bat Dan Severn par étranglement "en guillotine". Un lutteur classique battu par un plus jeune qui maîtrise des soumissions issues du Pancrase (un style inventé au Japon par l'ancien catcheur Masakatsu Funaki). C'est l'émergence des styles hybrides.Dans le tournoi, c'est le Russe Oleg Taktarov (1m83, 95 kg) (par ailleurs champion du monde de Sambo, et futur acteur de cinéma) qui bat David "Tank" Abbot par étranglement.

Ken Shamrock


Oleg Taktarov, samboïste puis acteur à Hollywood

Dans l'UFC 7 (de septembre 1995), un nouveau Brésilien s'impose dans le tournoi. Pourtant, ce n'est pas un spécialiste de Jiu-Jitsu. Il est issu du Muay Thaï puis a créé son propre style (le Ruas Vale Tudo) en y incorporant de nombreuses techniques dont celles de la Luta Livre. Marco Ruas (1m85, 95 kg) bat en finale "l'Ours Polaire" Paul Varelans (2m05, 140 kg) sur des frappes aux jambes.Dans le "super-fight", titre en jeu, Ken Shamrock et Oleg Taktarov font match nul.


Marco Ruas

Pour finir l'année 1995, les promoteurs de l'UFC décident d'organiser un "Ultimate Ultimate" réunissant tous les vainqueurs et finalistes des tournois précédents. En l'absence de Royce Gracie et de Ken Shamrock, c'est Dan Severn qui s'impose en finale contre Oleg Taktarov (ce dernier ayant battu Marco Ruas en demi-finale sur une décision des juges contreversée). Cette deuxième victoire, dans un tournoi de l'UFC, redonne à Severn le droit d'affronter Ken Shamrock pour le titre.

C'est en février 1996 qu'a lieu l'UFC 8. Le traditionnel tournoi est remporté par Don Frye (un expert de Lutte Libre également professionnel de Boxe Anglaise) qui s'impose en finale par soumission contre Gary Goodridge (le champion du monde de ... bras de fer ! et par ailleurs expert de Kuk Sool Won, un art martial coréen). Dans le combat pour le titre, Ken Shamrock préfère rencontrer Kimo Leopoldo, l'Hawaïen qui avait donné tant de fil à retordre à Royce Gracie, plutôt que d'accorder tout de suite une revanche à Severn. Shamrock l'emporte rapidement par une clé de genou.

Don Frye, lutteur et boxeur

Ken Shamrock face à Kimo Leopoldo


L'UFC 9 de mai 1996 déroge à la règle. Il n'y a pas de tournoi. Des combats uniques mais avec des noms prestigieux comme Mark Schultz, ancien champion olympique en 1984 et double champion du monde en 1985 et 87 de Lutte Libre ! Don Frye y affronte Amaury Bitteti (récent premier champion du monde "toutes catégories" de Jiu-Jitsu Brésilien, l'art martial popularisé par Royce Gracie). La tactique utilisée (ne pas aller au sol, domaine d'excellence du Jiu-Jitsu) paie. Grâce à sa maîtrise de la Lutte et à une solide Boxe Anglaise, Frye fait mieux que Shamrock (qui n'avait réussi que le match nul) face aux prodigieux brésiliens. Quant au combat pour le titre, Dan Severn y déjoue les pronostics en obtenant la victoire sur décision des juges face à Ken Shamrock.

Dan Severn remporte le titre de l’UFC face à Ken Shamrock à l’âge de 42 ans (et est toujours actif en 2007, âgé de 53 ans)
En juillet 1996, on revient à la formule du tournoi. Les lutteurs de classe mondiale ne cessent d'affluer. Dans cet UFC 10, le musculeux Mark Coleman (1m85, près de 110 kg, vice-champion du monde de Lutte Libre 1991) remporte la finale face à Don Frye (sur des frappes au sol).

Mark Coleman

Mark Coleman réédite son parcours victorieux dans l'UFC 11 de septembre 1996, cette fois-ci contre Brian Johnston. A chaque fois, la tactique utilisée est la même : amener l'adversaire au sol en restant dans un position forte (au-dessus) puis marteler de coups jusqu'à l'abandon ou le KO. Là où les Brésiliens, maîtres techniciens favorisaient la souplesse, les lutteurs américains ont répondu par la force : le "ground'n'pound". Coleman obtient le droit d'affronter Severn pour le titre de l'UFC. Mais auparavant, les promoteurs de l'UFC organisent un second « Ultimate Ultimate » en décembre 1996. Hélas, toujours pas de Royce Gracie (pourtant triple vainqueur de l'épreuve) ni de Coleman ou de Severn (qui s'affronteront titre en jeu dans quelques mois). En fait, peu de vainqueurs des éditions précédentes participent. Ken Shamrock est bien là mais se blesse dès le premier tour. En finale, Don Frye bat David "Tank" Abbott par soumission (étranglement). Mais ce sera son dernier combat avant plusieurs années. Don Frye (et Ken Shamrock) préférent la pratique professionnelle du Catch, au Japon, plus lucrative et moins dangereuse.

Don Frye

UFC 12 : nous sommes en février 1997. Mark Coleman devient le nouveau champion en battant Dan Severn par étranglement "en guillotine". Dans le tournoi (qui sert désormais à désigner les futurs challengers), le Brésil retrouve ses lettres de noblesse avec un phénomène : Vitor Belfort. Ce jeune combattant de 1m83 pour 90 kg (ou plus) combine la Boxe Anglaise (c'est un puncheur des deux poings) et le Jiu-Jitsu Brésilien de l'école Carlson Gracie. Il bat Scott Ferrozzo en finale par KO.

Mark Coleman


Vitor Belfort

Dans l'UFC 13 de mai 1997, Randy Couture (1m85, 102 kg), un autre lutteur de classe mondiale (issu de la Lutte Gréco-Romaine) gagne le tournoi, battant en finale Steven Graham. Vitor Belfort, pour patienter, est opposé à David Abbott qu'il met rapidement KO.

Randy Couture

Dans l'UFC 14 de juillet 1997, l'impressionnant Mark Kerr (1m85, plus de 115 kg) (par ailleurs ancien vainqueur de la coupe du monde de Lutte Libre 1994) écrase le tournoi battant en finale un autre lutteur Daniel Bobish. En parallèle, Mark Coleman remet son titre en jeu contre Maurice Smith (1m88, 100 kg) ancien champion du monde de Kick-Boxing (recordman de victoires dans sa discipline titre en jeu : 28 !). Coleman, comme tout lutteur ou jiu-jitsuka face à un frappeur part largement favori mais "Mo" Smith crée une surprise de taille et emporte la décision des juges.

Maurice Smith détrône Mark Coleman

En octobre 1997, lors de l'UFC 15, Mark Kerr remporte son second tournoi consécutif battant en finale Dwayne Cason (par étranglement). Maurice Smith, plutôt que d'affronter Belfort ou Couture, vainqueurs des UFC 12 et 13, est opposé au charismatique barbu : David "Tank" Abbott. Il le contraint facilement à l'abandon sur des frappes. Et dans le combat pour la place de challenger officiel au titre, Randy Couture crée la surprise en battant Vitor Belfort à son propre jeu : victoire par KO en position debout.

Mark Kerr « The Titan »


A la même date, un autre événement vient de naître au Japon : le Pride Fighting Championship. Il va supplanter l'Ultimate Fighting Championship américain qui ne deviendra à l'avenir qu'un tremplin pour accéder à son homologue nippon. Le combat vedette y voit la victoire par clé de bras de Rickson Gracie (1m78, 84 kg, maître de Jiu-Jitsu Brésilien, prétendument invaincu en 460 combats) sur la star du catch japonais Nobuhiko Takada (1m85, 94 kg). Dans les premiers UFC, les combattants étaient souvent des spécialistes d'une discipline. Aujourd'hui, "combat libre" se décline en japonais et ses combattants sont devenus des "généralistes".

Rickson Gracie

Ultime baroud d'honneur pour l'UFC qui sent que le vent a tourné : l'Ultimate Japan de décembre 1997. Le tournoi voit la victoire de l'ancien catcheur japonais Kazushi Sakuraba (1m80, 83 kg) sur le jiu-jitsuka Marcus "Conan" Silvera par clé de bras. Sakuraba bat un Brésilien sur son propre terrain ... et ce n'est qu'un début ! Quant au combat pour le titre, le lutteur Randy Couture y bat, sur décision des juges, le kick-boxeur Maurice Smith (rendant à la Lutte un titre de l'UFC qu'elle monopolise depuis le retrait de Royce Gracie).

Randy Couture


Kazushi Sakuraba


Au Japon, c'est Rickson Gracie qui fit connaître le Jiu-Jitsu Brésilien lors de ses deux succès dans le Japan Vale Tudo de 1994 et 95 tout comme son frère Royce l'avait fait aux Etats-Unis. Mais il faut attendre le Pride Grand Prix de l'année 2000 pour qu'un autre tournoi majeur désigne enfin un nouveau champion incontestable. Entre-temps, ce sont des combats uniques qui agrémentent ces grands événements d'arts martiaux mixtes. D'ailleurs, des organisations concurrentes se développent (la Rings, le Shooto, le Pancrase, etc) sans toutefois voler la vedette au Pride FC. Tous les grands champions viennent au Japon y compris Randy Couture (fraîchement champion de l'UFC) qui s'y fera battre par Enson Inoue (champion de Shooto).



En janvier 2000 ("Opening round") puis en mai de la même année ("Final"), le Pride Grand Prix réunit 16 des meilleurs combattants du monde, toutes disciplines confondues. C'est l'occasion pour Royce Gracie (triple vainqueur de l'UFC) de faire son retour après 5 années d'absence au plus haut niveau. Mais on trouve aussi deux doubles vainqueurs du prestigieux tournoi américain : les lutteurs Mark Coleman et Mark Kerr (ce dernier étant le favori). Il faut aussi citer l'Ukrainien Igor Vovchanchyn (recordman mondial de victoires avec 5 tournois de « combat libre ») et le Japonais Kazushi Sakuraba qui sera bientôt surnommé le "Chasseur de Gracie".Ce fabuleux Pride Grand Prix est riche en rebondissements et couronne le champion incontestable. Royce cède par jet de l'éponge (épuisement) contre Sakuraba après 1h30 de combat. Kerr connaît une défaillance physique alors qu'il dominait son adversaire japonais Kazuyuki Fujita. Sakuraba à son tour abandonne (épuisement) contre Vovchanchyn et finalement, c'est Mark Coleman, le lutteur, qui bat en finale Igor Vovchanchyn, le kick-boxeur.Coleman ne défendra son titre qu'une seule fois, lors du Pride 13 de mars 2001, face au Brésilien Allan Goes. Il le mettra KO en le martelant de coup de genoux après l'avoir plaqué au sol. Exactement comme face à Vovchanchyn.




Mark Coleman, premier vainqueur du Pride Grand Prix

Vient alors l'avénement d’un des plus grands champions de ces dix dernières années. En septembre 2001, Antonio Rodrigo Nogueira dit "Minotauro" (1m90, 105 kg), expert de Jiu-Jitsu Brésilien (médaillé mondial) mais aussi très fort en Muay Thaï (s'entraînant notamment avec Peter Aerts) et en Lutte Libre, ravit le titre à Mark Coleman lors du Pride 16, grâce à sa technique favorite : l'étranglement en triangle. "Minotauro" défendra son titre à de nombreuses reprises, face à toutes sortes d'adversaires (mesurant jusqu'à 2m12 comme le karatéka et pancraciaste néerlandais Semmy Schilt et pesant jusqu'à 170 kg, de muscles, comme le footballeur américain Bob Sapp) : Heath Herring, Enson Inoue, Sanae Kikuta, Bob Sapp, Semmy Schilt et enfin Dan Henderson (le seul qui avait battu Nogueira auparavant, lors du premier « King of Kings » de 1999 organisé par la Rings).

Antonio Rodrigo « Minotauro » Nogueira, capable de vaincre n’importe quel gabarit

Il faudra attendre le Pride 25 de mars 2003 pour que le Brésilien Antonio Rodrigo Nogueira perde son titre (sur décision des juges) face au Russe Fedor Emelianenko (1m83, 106 kg) (par ailleurs triple champion du monde de Sambo Combat -dernier titre en 2005- et vainqueur de la coupe d’Europe de Judo avec la Russie). Le Russe imprime la même domination sur les « arts martiaux mixtes » que Nogueira avant lui. Depuis la conquête du titre, il enchaîne les victoires et on se demande quand son règne prendra fin. A ce jour, ses victimes se nomment : Egidijus Valavicius, Kazuyuki Fujita, Gary Goodridge, Mark Coleman, Kevin Randleman, Naoya Ogawa (pourtant quadruple champion du monde de Judo), Antonio Rodrigo Nogueira (en deux temps : 1er combat conclu sur un "no contest" à cause d'un choc de tête, puis victoire sur décision des juges en décembre 2004), victoire par TKO (arrêt du docteur) contre le seul qui l'avait battu (sur coupure) Tsuyoshi Kohsaka; puis victoire aux points contre son plus dangereux challenger des deux dernières années Mirko "Cro-Cop" Filipovic, victoire par soumission (sur des frappes) contre le massif Wagner da Conceicao Martins dit "Zuluzinho" (2m, près de 180 kg), nouveau succès face à Mark Coleman et, en décembre 2006, contre Mark Hunt (champion 2001 du K1 Grand Prix). Début 2007 : victoire contre Matt Lindland (médaillé olympique de lutte).
Fedor Emelianenko

Parallèlement aux défenses de titre par Fedor Emelianenko, le Pride FC organise plusieurs tournois :
- le Grand Prix 2003, réservé aux « moins de 93 kg », où le Brésilien Wanderlei Silva met KO en finale l’Américain Quinton « Rampage » Jackson ;
- le Grand Prix 2004, réservé aux « poids lourds », où Fedor Emelianenko confirme sa suprématie aux dépends de l’ancien champion Antonio Rodrigo « Minotauro » Nogueira ;
- le Grand Prix 2005, réservé aux « moins de 93 kg » où le partenaire d’entraînement de Wanderlei Silva, Mauricio « Shogun » Rua venge son camarade en mettant KO en finale Ricardo Arona ;
- puis le Grand Prix 2006 « toutes catégories » remporté par le Croate Mirko « Cro-Cop » Filipovic contre l’Américain Josh Barnett (par ailleurs ancien champion de l’UFC et du Pancrase).



Wanderlei Silva, Mauricio « Shogun » Rua et Mirko « Cro-Cop » Filipovic ou le retour au sommet des spécialistes des sports de percussions (Muay Thaï et Kick-Boxing)


Les Néerlandais, grands spécialistes des boxes pieds-poings (11 victoires sur 14 éditions du K1 Grand Prix), et surtout les Brésiliens, grands spécialistes des soumissions au sol (7 titres en « toutes catégories » ou en « super-fight » sur 11 possibles à Abu Dhabi), sont incontournables en « arts martiaux mixtes ».
Mais il faut aussi compter sur les Etatsuniens (Américains) qui affichent généralement un excellent bagage en Lutte (Libre ou Gréco-Romaine) et les Russes, experts en Sambo ; sans oublier les Japonais (surtout dans les petites catégories de poids) qui, partant du Catch, ont depuis longtemps entrepris de synthétiser différents styles (« Shootfighting », « Pancrase », « Shooto », « Rings Submission Fighting » n’étant que quelques-uns de leurs nouveaux arts martiaux).

La question émergeante est désormais la suivante : parmi tous les sports de combat et arts martiaux à avoir été représentés dans les compétitions inter-disciplinaires, quel est celui (ou quels sont ceux) qui se sont avérés les plus efficaces ?

3 commentaires:

Patrick a dit…

Ce n'est pas l'art mais l'homme qui fait la différence.

Granpao

Jeronimo a dit…

C'est vrai que les qualités intrinsèques de l'homme sont essentielles mais l'art a aussi son importance ! Certains styles, certaines techniques, se sont avérés efficaces en "arts martiaux mixtes" et pas d'autres. A distance, kick-boxing et muay thaï dominent. Au corps-à-corps, lutte libre et lutte gréco-romaine. Et au sol : jiu-jitsu brésilien et sambo. C'est une vérité statistique.

Jeronimo a dit…

Désormais, c'est celui qui combinera au mieux ces trois distances de combat qui réussira à s'imposer.

Mais le physique influencera quand même le bagage technique.

Chez les poids lourds, on trouvera des combattants avec des prédispositions (ou une formation) en lutte.

Chez les combattants de 85-95kg, on trouvera des spécialistes des percussions.

Enfin, parmi les plus légers, ce seront plutôt des adeptes du sol.

Ce sont bien sûr des généralités et des exceptions peuvent s'imposer.